AlphaOmega x Devoteam

Faire de la transformation numérique un levier au service de l’impact social

‍Devoteam et la Fondation AlphaOmega ont renouvelé pour 3 ans leur convention de mécénat de compétences en transformation numérique. Cette collaboration entamée en 2019 est maintenant riche d’une longue expérience. Bilan et perspectives.

À retenir

  • Devoteam et la Fondation AlphaOmega reconduisent leur partenariat digital pour 3 ans
  • La Fondation AlphaOmega cadre les projets digitaux en amont pour que Devoteam intervienne sur une base solide
  • Les associations doivent pouvoir se concentrer sur leurs missions plutôt que sur la solidité de leurs outils numériques
Fondation AlphaOmega : Nous entamons aujourd'hui une nouvelle convention de trois ans, ce qui portera notre collaboration à neuf ans au total. Avec ce recul, qu’est-ce que ce mécénat de compétences auprès des associations et de la Fondation AlphaOmega a apporté à Devoteam ?

François Juillot, partner Devoteam Digital Impulse :  Pour moi, la force de ce partenariat tient d'abord au rôle de la Fondation en tant qu'intermédiaire métier. Vous jouez un rôle de fédérateur qui nous est précieux : vous présélectionnez, cadrez et structurez les associations  et leurs besoins en matière de digital. Cela nous évite de nous épuiser dans des phases de qualification ou de découvrir l'association à 100 % au premier rendez-vous.

Grâce à vous, nous intervenons sur une base solide, avec une ligne directrice claire et compatible avec notre vision « Tech for People » : rendre la technologie accessible aux individus. C’est cette cohérence d’objectifs et cette efficacité opérationnelle qui expliquent pourquoi nous nous engageons dans la durée.

F.A.O. : Justement, nos modalités de travail ont évolué, notamment avec l’arrivée de profils d’experts numériques au sein de l’équipe pour structurer ce volet. Comment percevez-vous cette évolution ?

F.J. : C’est une excellente chose. On passe d’un accompagnement que je qualifierais d’artisanat de luxe, avec beaucoup de sur-mesure, à une approche plus rationalisée. L’idée, c’est de ne pas réinventer la roue à chaque fois. Nous avons structuré un catalogue de prestations (modèle de maturité digitale, formations IA…) que nous pouvons dupliquer. Nous visons désormais un équilibre : 60 à 70 % de socle commun et 30 à 40 % de spécificités propres à chaque association. Cela nous permet d’embarquer plus de consultants et d’aller directement à l’essentiel pour créer de la valeur.

F.A.O. : Si l’on regarde les six dernières années, quelles sont les réussites marquantes ou les « verrous » que les équipes de Devoteam ont réussi à lever ?

F.J. :  Le facteur commun de nos réussites, c’est d’avoir fait sauter des verrous de limitation technique. Beaucoup d'associations arrivent en bout de cycle avec des Systèmes d’informations construits sur des assemblages successifs, la plupart du temps très alignés sur les besoins métiers, mais absolument pas évolutives ni résilientes.

Notre rôle est de les faire basculer vers des systèmes d'information (SI) pérennes pour sortir de l’existant qui génère des risques et s’avère chronophage. La satisfaction, c’est de redonner de la sérénité et des perspectives de développement réalistes, compatibles avec leurs ressources. Certes, passer sur des outils standards comme Salesforce demande de la conduite du changement, car on peut s’éloigner des spécificités « métier » de l’association, comme la terminologie utilisée, mais le gain est énorme en capacité d’impact et en évolutivité.

F.A.O. : C’est un cadre de travail très particulier. Quel effet cela a-t-il sur vos consultants, notamment les profils juniors ou intermédiaires ?

F.J. :  C’est une expérience incroyable pour eux car elle les responsabilise immédiatement. En mission classique, un junior est souvent encadré dans une équipe projet. Ici, il est en première ligne face aux décideurs de l’association qui, souvent, ne le challengent pas sur ses compétences et sa légitimité mais attendent une orientation claire.

Cela renforce les fondamentaux du conseil : méthodologie, cadrage, force de proposition. Et puis, il y a le sens. Déployer un outil pour 3 000 élèves de CP, c’est beaucoup plus concret et engageant que de le faire pour une grande entreprise du CAC 40. Je vois souvent des consultants s'investir le soir ou le week-end pour finir un livrable, par pur engagement personnel.

F.A.O. : Comment définissez-vous la relation humaine qui se noue lors de ces missions ?

F.J. : On n’est plus dans une relation client-prestataire, mais dans un partenariat fluide. On intègre l’équipe projet très vite, la hiérarchie s’efface et on travaille dans un climat de grande bienveillance. C'est aussi une école de créativité : on peut proposer des idées un peu « orthogonales » sans craindre d'être décrédibilisé comme chez un client classique.

F.A.O. : Comment percevez-vous les enjeux de transformation numérique pour les associations en 2026 ?

F.J. : Nous sommes sur un point de bascule. Après une phase de rattrapage nécessaire, notamment post-COVID, les associations doivent maintenant aller chercher de la valeur. L’enjeu n’est plus de gérer des outils, mais de les automatiser pour se recentrer sur la mission sociale.

L'IA est au cœur de cette nouvelle transformation. Il y a une certaine méfiance dans le milieu associatif : la peur que la machine remplace l'humain ou le conseiller. Notre rôle, avec vous, est de partir du « pourquoi » avant la technologie. L’IA doit être au bon endroit pour démultiplier l’impact, par exemple passer de 10 000 à 50 000 enfants accompagnés, sans dégrader la qualité du lien humain. En résumé : utiliser la puissance de la boîte à outils numérique pour servir l’ambition sociale de la manière la plus optimisée possible  notamment dans un contexte où la recherche de financement devient plus difficile, ce qui implique de gagner en efficacité, notamment sur des tâches à plus faible valeur ajoutée. La technologie doit avant tout faciliter les activités opérationnelles pour permettre aux collaborateurs de se focaliser sur leur métier de fond.

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