
Dans une étude publiée en décembre 2025 s'appuyant sur les données de la DEPP de 2007 à 2013 auprès de plus de 22 000 élèves en 3e au moment de passer leur brevet, constate que les meilleures progressions de niveau se retrouvent dans des établissements privés. Quelles réalités derrière ces révélations surprenantes ? Cette étude cherche à comprendre pourquoi les élèves du privé réussissent mieux que ceux du public en France, et en particulier le rôle joué par la composition sociale des établissements (proportion d’élèves favorisés ou défavorisés). Elle examine également si ces effets diffèrent selon l’origine sociale des élèves.
Quelle est cette étude ?
Il s'agit d'une étude publiée en décembre dans l'International Journal of Educational Research, s'appuyant sur les données de la DEPP (Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance) de 2007 à 2013 auprès de plus de 22 000 élèves en 3e au moment de passer leur brevet.Cette étude cherche à comprendre pourquoi les élèves du privé réussissent mieux que ceux du public en France, et en particulier le rôle joué par la composition sociale des établissements (proportion d’élèves favorisés ou défavorisés). Elle examine également si ces effets diffèrent selon l’origine sociale des élèves.
Là où l'étude nous interpelle, c'est dans la déconstruction de deux idées reçues :
Quels sont les résultats constatés ?
Que conclut l'étude sur ce qui fait la différence ?
L’étude conclut à l’intérêt de transférer certaines caractéristiques du privé vers le public, notamment en matière d’autonomie des établissements. Cette question était au cœur de la politique éducative du gouvernement avec le dispositif « Notre école, faisons-là ensemble », lancé à la rentrée 2022 dans le cadre du Conseil national de la refondation.
Ce dispositif prévoyait, avec des financements dédiés, que les chefs d’établissement puissent développer des projets en matière de pédagogie et d’innovation scolaire. Aujourd’hui, le projet de loi de finances 2026 semble avoir supprimé cette enveloppe budgétaire, mettant en péril de nombreux projets pédagogiques faute de moyens.
Pour notre part, cette étude présente des pistes qui méritent d'être creusées comme le niveau d'exigence scolaire et ses effets positifs sur les jeunes défavorisés. Alors que notre expérience avec les associations nous prouve qu'un accompagnement sur:
Les élèves de milieux modestes sont-ils stigmatisés et placés dans une trajectoire d'échec programmé par l'institution scolaire publique comme l'affirme certains ? Le niveau du privé est-il dû à l'écrémage des élèves quand leurs résultats ne sont pas à la hauteur ? Ces questions n'épuiseront pas le débat entre les défenseurs de l'enseignement privé qui se sentiront confortés, ou leurs détracteurs qui continueront à y voir un deux poids, deux mesures.
