Fondation de venture philanthropy, reconnue d’utilité publique et abritante.

Après une rentrée 2020 sous haute surveillance sanitaire, les jeunes ont retrouvé le chemin de l'école le 1er septembre. Tous les jeunes ? L'inquiétude partagée entre les pouvoirs publics, les parents et les associations reste au coeur des préoccupations car si certains jeunes se sont éloignés de l'école avec le confinement, combien sont capables de raccrocher aujourd'hui et dans quelles conditions. Dans ce contexte où les mesures et dispositifs conjoncturels de lutte contre l'échec scolaire se multiplient, les associations prennent la parole et décryptent les enjeux de cette rentrée, exceptionnelle à plus d'un titre.

Interrompus par le confinement, les clubs "Coup de pouce" reprennent dès la rentrée

Dans la lignée des villes qui ont proposé cette année des clubs Coup de Pouce d’été durant les mois de juillet et août, certaines communes partenaires de l'association ont décidé de terminer à la rentrée scolaire 2020 le cycle des clubs 2019-20 interrompu par le confinement. Il s’agit d’accueillir les enfants dans leurs clubs dès septembre, afin de bénéficier de l'accompagnement nécessaire pour une reprise de l’école plus sereine.

Cette extension exceptionnelle de l'action, proposée par Coup de Pouce en réponse aux effets de l'arrêt prématuré des clubs en mars, permet d’honorer le contrat instauré avec les enfants et leurs parents qui avaient accepté de participer à un club à la rentrée 2019-20.

Les communes se sont ainsi engagées, pour certaines, à prolonger les clubs jusqu'en décembre, tout en inaugurant, en novembre, la promotion de leurs clubs 2020-21. Une trentaine de villes a souhaité proposer cette prolongation à travers presque 300 clubs qui accueilleront environ 1500 enfants

Nouvelle obligation de formation pour les 16-18 ans : les missions locales et les E2C en première ligne

Depuis le 6 août 2020, le décret paru au Journal Officiel est clair sur les conditions d'obligation de formation. L'objectif politique pour la rentrée 2020 ? Aucun jeune ne doit être laissé dans une situation où il ne serait ni en études, ni en formation, ni en emploi. A charge pour les missions locales de contrôler le respect de l'obligation de formation et de mettre en œuvre des actions de repérage et d'accompagnement. Mais dans cette mission, elles ne seront pas seules et travailleront en lien avec tous les acteurs dont les écoles de la 2e chance.   « La part des mineurs dans les E2C est en nette augmentation depuis 5 ans, passant de 6% à 19% du public accueilli. Avec la mise en œuvre de l’obligation de formation des jeunes de 16 à 18 ans en situation de décrochage scolaire à compter du 1er septembre 2020, les E2C se sont préparées à accueillir davantage de jeunes, dans le cadre d’un accompagnement renforcé destiné à prendre en compte les besoins spécifiques des stagiaires. Paru cet été, le décret d’application de la loi entérine le parcours de formation personnalisé tel que proposé par les E2C comme dispositif d’accompagnement répondant à cette obligation de formation. » Alexandre SCHAJER, président du réseau E2C

«Tout porte à croire que la jeunesse va être un public très fortement touché par la crise. De fait, tous les dispositifs destinés aux jeunes ont un rôle à jouer. On invite donc les acteurs publics à s’appuyer sur nous pour faire face à un besoin qui sera, on l’imagine, important dès le mois de septembre»  Cyrille Cohas-Bogey, directeur général du réseau E2C

Energie Jeunes : pour pouvoir aider un maximum d'enseignants à remobiliser leurs élèves, l'association concentre ses priorités sur recrutement et la formation de volontaires

« Pour nous, la priorité pour cette rentrée, c’est d’aider le plus grand nombre possible d’enseignants à remobiliser tous leurs élèves, y compris ceux qui ont été les plus pénalisés par la fermeture des Collèges. Il s’agit, plus que jamais, de stimuler le goût d’apprendre, de développer la persévérance face aux difficultés scolaires et de favoriser une dynamique de classe positive. Nos programmes, dont l’impact concret est démontré par une vaste étude d’efficacité, font l’objet d’une demande croissante de la part des Collèges, aussi nous avons un grand défi à relever pour recruter et former en nombre suffisant des volontaires dans toutes les régions ! »

Entreprendre pour apprendre : la mobilisation pour mettre en place les mini-entreprises reste intacte malgré une organisation complexifiée par le contexte sanitaire de rentrée

« La crise sanitaire et son impact en particulier sur les jeunes décrocheurs, l’explosion du chômage des jeunes, les derniers rapports de l’été 2020 sur les jeunes et leur l’orientation, leur accès à l’enseignement supérieur, leurs problématiques en ruralité… L’utilité d’interconnecter l’école et l’entreprise dès le collège pour s’enrichir mutuellement de toutes les énergies n’a jamais été aussi évidente, fondamentale. Notre priorité en cette rentrée est de poursuivre le déploiement des parcours de Mini-Entreprises® auprès des jeunes, qu’ils soient dans un système géré par l’éducation nationale ou hors du système scolaire, en nous adaptant aux contraintes sanitaires. Nous serons quotidiennement au côté des encadrants de jeunes et des mentors venus du monde de l’entreprise, qui œuvrent chaque jour avec Entreprendre pour Apprendre pour transmettre aux jeunes l’envie d’inventer, d’oser et de se découvrir à travers le collectif et l’expérience de l’entrepreneuriat. »

Article 1 : l'association va pouvoir mettre à profit les leçons tirées de l'adaptation de ses programmes de mentorat pendant la crise

« Il faut tirer les conséquences de la crise qui a obligé l'école et les associations à se réinventer. Parmi ses conséquences :

  • le risque de renforcement des inégalités scolaires, qu'il s'agisse des résultats scolaires, du décrochage mais aussi de l'accès aux stages, de l'orientation ;
  • les difficultés matérielles dans lesquelles se retrouvent certains élèves et étudiants ;
  • et, en corollaire de tout ça, la question de l'accès à l'emploi.

Ce sont 3 problématiques majeures sur lesquelles les associations portent des solutions qui ont fait leurs preuves. Pendant la crise, plus que jamais, les associations ont montré qu'elles pouvaient se mobiliser. Elles sont prêtes pour cela, mais pour le faire, il faut que l'éducation nationale s'empare de ces solutions et nous fasse confiance pour œuvrer main dans la main. »

Synlab : accompagner les enseignants à accompagner les élèves en fragilité

L’enjeu de cette rentrée 2020 est d’accompagner les enseignants à accompagner les élèves fragilisés par la crise afin d’éviter le décrochage d’une génération touchée par le Covid. SynLab accompagne avec certaines académies partenaires une centaine d’établissements et 2000 enseignants dans la remobilisation de 20 000 élèves désengagés.