Fondation de venture philanthropy, reconnue d’utilité publique et abritante.

Ils s'appellent Ines, Adil,Siegrid, Waren, Marie-Lou, Aladji, Jean-Louis ou Maurine. Tous ont en commun, à un moment ou un autre d'avoir croisé la route de mentors d'Article 1 sur leur chemin. Un chemin parfois semé d'embûches, de doute, d'envie de renoncer mais aussi éclairé par les rencontres, les soutiens et l'aboutissement de leurs projets. Pour le lancement de son exposition photo sur 60 de ces jeunes accompagnés par l'association, Article 1 organisait un vernissage à l'Hôtel de ville de Paris, le 10 septembre dernier, où une dizaine d'entre eux a pris la parole pour raconter leur expérience.

Derrière chaque visage, une histoire

Certains voient leurs études toucher à leur fin, d'autres ont déjà quelques années d'expérience professionnelle, une vie familiale et un peu de recul pour raconter les galères, les doutes, les rencontres, la prise de confiance et la réalisation de leur potentiel. Article 1 a voulu leur donner un visage, au sens propre avec le photographe Ferrante Ferranti et recueillir leur(s) histoire(s) avec la journaliste Isabelle Lefort. Le projet aura duré deux ans avec à la clé, une exposition de photos à l'Hôtel de ville de Paris et un livre où chacun a sa place. Benjamin Blavier et Boris Walbaum, les deux co-fondateurs de l'association ont eu la satisfaction, le 10 septembre dernier, de voir une dizaine de ces "jeunes" (dont certains sont parents) témoigner de leur trajectoire sur scène avec talent et émotion.

Si chaque trajectoire est le fruit d'une histoire personnelle et d'une orientation en rapport avec les rêves de chacun, tous ont à un moment pu compter en plus de leur famille et de leurs proches, sur des mentors d'Article 1. Ces rencontres parfois ponctuelles ou suivies dans le temps au-delà du mentorat ont permis à certains de lever certains verrous, de découvrir des milieux professionnels, de se représenter concrètement à quoi pourrait ressembler leur vie ou tout simplement des personnes qui les pousse.

Pour eux, le parcours ne s'arrête pas à une insertion professionnelle réussie, il se poursuit avec la volonté de transmettre ce qu'ils ont reçu, d'une manière ou d'une autre. Pour certains, cela passe par l'engagement associatif, au sein d'Article 1 ou par la création d'autres structures associatives avec l'envie de répondre à cette question "Pourquoi moi et pourquoi pas eux ?".

Sur scène, les mots pouvaient être durs : galériens,syndrome de l'imposteur, jeunes issus de l'adversité, ... et suivis immédiatement d'autres mots positifs : bienveillance, réussite, rêve, dépassement, autonomie, prise de risque qui en valait la peine. Ces mots dont une des jeunes a dit qu'"on ne devrait pas négliger l'impact des mots, qui peuvent être un phare dans la nuit".

Waren Paisley - 24 ans, diplômé de l'Institut Mines Telecom Business School et ambassadeur Article 1

"Aujourd'hui je suis en dernière année d'école de commerce, en fin de stage d'étude et donc je serai en recherche d'emploi d'ici un mois. Ca fait déjà 5 ans que j'ai rencontré Article 1 et ça a changé ma vie !

Je me suis senti accompagné, car dans ma famille, personne n'avait fait de grandes études. J'ai pu poser les bonnes questions à mon mentor et j'ai aussi pu m'identifier à quelqu'un de différent de ma famille. J'avais enfin un modèle pour les études en première année de prépa commerce.

Avant ça, je m'étais orienté après le bac vers l'hôtellerie/restauration que mon entourage m'avait recommandé, mais ça ne correspondait pas à mes ambitions, je ne voulais pas me spécialiser tout de suite, je voulais plutôt manager et avoir un poste de cadre. C'est mon ancienne prof principale qui m'a aidé à me réorienter vers la prépa. J'ai eu deux mentors, le premier, Philippe travaillait chez Eiffage en tant que directeur des opérations, puis Lino, consultant chez Accenture. Avec chacun, l'approche était différente, Philippe était bien plus âgé que moi, on se voyait au restaurant, et Lino était comme un grand frère, il sortait de mon école.

Je peux discuter facilement avec Lino, on a gardé contact, je lui envoie souvent des messages quand j'ai des questions. Il m'a par exemple fait prendre conscience que pour un premier poste, il ne fallait pas nécessairement se concentrer sur le salaire mais aussi sur les perspectives d'évolutions. Donc c'est quelque chose dont je vais tenir compte pour ma recherche de job."